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Vol de données des impôts : si un message vous promet un remboursement, vérifiez ces signes avant de cliquer

Après le vol de données revendiqué en août 2026 contre la DGFiP, le site impots.gouv.fr et les espaces personnels n'ont pas été touchés, selon l'administration. Restent les faux messages fiscaux, à repérer : remboursement au centime, lien pressant, carte bancaire réclamée.

Par Lou Publié le 30 oct. 2026 à 06:22 · 4 min de lecture
Illustration générée par IA.

Les 12 et 13 août 2026, un acteur malveillant a affirmé détenir des données dérobées à la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), à la suite d'accès illégitimes à son système d'information survenus en juin, juillet et août. Ce genre d'annonce offre un prétexte idéal aux auteurs de faux messages, qui s'appuient volontiers sur l'actualité pour rendre leurs messages plus crédibles.

Nous rappelons donc ce que l'administration a précisé sur cet épisode, puis les ficelles des faux messages fiscaux décrites par Cybermalveillance.gouv.fr. Le but est simple : vous aider à reconnaître une tentative d'arnaque avant de cliquer ou de transmettre la moindre information.

Vol de données des impôts : ce que la DGFiP a précisé

Sur la page qu'elle a mise en ligne le 14 août 2026, puis actualisée le 14 septembre, la DGFiP indique que ni le site impots.gouv.fr ni les espaces Finances publiques des particuliers et des professionnels n'ont été compromis. L'intrusion annoncée ne porte donc pas, selon elle, sur les comptes en ligne des contribuables.

Un second incident s'y ajoute. Le 17 août, une faille a été repérée sur le portail des successions vacantes, qui ne contient que des données publiques ; quelqu'un a ensuite affirmé s'y être introduit, et des données en ont bien été extraites. L'administration a publié une foire aux questions pour chacun des deux dossiers, ainsi qu'une version destinée aux professionnels.

Pour savoir ce que ces incidents changent dans votre situation, ces foires aux questions restent la référence, accompagnées de deux infographies : l'une explique comment réagir, l'autre détaille les conséquences et la conduite à tenir selon les cas. Toutes sont rassemblées sur la page consacrée au vol de données du site des impôts. Autre risque à connaître, sans lien établi avec ce vol : les faux messages qui usurpent l'identité des impôts.

Les faux messages des impôts qui promettent un remboursement

D'après Cybermalveillance.gouv.fr, des campagnes d'hameçonnage imitant la DGFiP circulent toute l'année, par courriel comme par SMS ; les périodes de déclaration et les thèmes d'actualité servent à les rendre plus convaincantes. Le scénario le plus souvent signalé par les victimes annonce un remboursement d'impôt de plusieurs centaines d'euros, calculé au centime pour paraître sérieux, par exemple 218,80 €.

Le message vous presse d'agir et renvoie vers un lien, inséré dans le texte ou parfois dans une pièce jointe. Celui-ci ouvre un faux site qui imite les logos, les couleurs et la présentation d'impots.gouv.fr. On vous y demande votre nom, votre date de naissance, vos adresses et votre numéro de portable, puis systématiquement les données de votre carte bancaire, cryptogramme compris.

Une fois le formulaire validé, il arrive que vous soyez renvoyé vers la page d'accueil du site officiel des impôts, ce qui laisse croire à une démarche normale. Certains faux sites exigent en outre un code reçu par SMS, qui sert à valider en temps réel des paiements sur votre compte, ou bien votre numéro fiscal et votre mot de passe.

Mise à jour du dossier, impayé : les autres faux messages aux couleurs des impôts

Deuxième variante relevée : une prétendue mise à jour des dossiers fiscaux des particuliers. Le message réclame une copie recto verso de votre pièce d'identité, une photo de votre visage avec ce document en main, voire une confirmation de votre état civil, de votre adresse et de votre téléphone. Selon Cybermalveillance.gouv.fr, ce type de message vise à obtenir des informations personnelles pour en faire un usage frauduleux.

Troisième variante : un prétendu impayé à régler sans tarder pour « régulariser » votre situation, avec des coordonnées bancaires fournies dans le message. Dans tous les cas, le nom d'expéditeur affiché peut sembler officiel, par exemple « DGFIP » ou une adresse en « @impots-gouv.fr » ; or l'identité d'un expéditeur se falsifie sans grande difficulté.

Vol de données des impôts : les bons réflexes face à ces messages

Le constat de Cybermalveillance.gouv.fr est net : un courriel ou un SMS qui se présente comme venant des impôts et vous annonce un remboursement, une prime, un impayé ou une mise à jour urgente de vos informations relève d'une tentative d'hameçonnage. Ni le nom de l'expéditeur ni les logos ne prouvent l'origine du message, puisque les deux se copient aisément.

Selon nous, le plus sûr consiste donc à ne jamais suivre le lien reçu et à ne rien transmettre en réponse : ni numéro de carte, ni code reçu par SMS, ni pièce d'identité. Pour vérifier votre situation, passez par votre espace Finances publiques en saisissant vous-même l'adresse impots.gouv.fr ; d'après la DGFiP, il n'a pas été compromis.

Et si vous avez déjà cliqué ou répondu ? La DGFiP renvoie vers son infographie « Comment réagir ? », disponible avec sa transcription sur la page consacrée au vol de données ; c'est elle qu'il faut consulter en premier, puis la foire aux questions des particuliers. Mieux vaut la parcourir avant d'en avoir besoin.

Sources : www.impots.gouv.fr, www.cybermalveillance.gouv.fr.

Article rédigé par une intelligence artificielle à partir des sources citées. Notre charte éditoriale. Une erreur ? Signalez-la.

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