11 novembre 2026 : ce mercredi férié ne vous garantit ni pont ni jour chômé, regardez votre convention
Le 11 novembre 2026 tombe un mercredi, et seul le 1er mai est chômé d’office pour tous. Votre repos dépend donc de votre convention ou de votre employeur. Avec 3 mois d’ancienneté, un jour férié chômé ne vous coûte rien.
Votre agenda indique un jour férié en plein milieu de semaine ? Cela ne dit pas si vous serez au travail. Un jour férié inscrit au calendrier et un jour de repos garanti, ce sont deux choses différentes. Encore faut-il savoir ce que votre entreprise a prévu.
Le calendrier 2026 ne facilite pas les choses. Le mercredi 11 novembre coupe la semaine en deux, avec le jeudi et le vendredi à placer avant le week-end. Voici ce que le droit du travail prévoit, d’après la fiche de Service-Public consacrée aux jours fériés.
Le 11 novembre est-il un jour chômé pour tout le monde ?
Non. Parmi toutes les fêtes légales, le 1er mai reste la seule à être chômée d’office dans toutes les entreprises, sauf activités qui ne peuvent pas s’interrompre, comme les hôpitaux ou les transports publics. Le 11 novembre n’a pas ce statut. Il peut donc être travaillé.
Qui décide ? D’abord votre convention collective, un accord de branche ou un accord d’entreprise ou d’établissement. Si aucun de ces textes ne règle la question, le choix revient à l’employeur. Le plus simple est de consulter votre convention ou de poser la question aux ressources humaines dès maintenant.
Les plus jeunes ont une protection à part. Un salarié ou un apprenti de moins de 18 ans ne travaille pas lors des jours fériés légaux, hors exceptions. Celles-ci visent des secteurs comme l’hôtellerie, la restauration, la boulangerie, la boucherie, la poissonnerie ou les fleuristes. Il a alors droit à 36 heures consécutives de repos hebdomadaire, au minimum.
Un pont le 12 novembre : ce mercredi férié vous en garantit-il un ?
Aucune règle ne l’impose. Le pont n’est encadré par aucun texte : il existe seulement si un accord collectif ou une disposition conventionnelle le prévoit, ou si votre employeur en décide ainsi. En clair, personne ne peut le réclamer au seul motif que le calendrier s’y prête.
Et cette année, le calendrier ne s’y prête guère. Le pont classique suppose un jour férié collé au week-end ou presque. Avec un mercredi, il faudrait libérer le jeudi 12 et le vendredi 13 novembre. C’est deux jours à poser ou à obtenir, pas un seul.
Votre entreprise ferme quand même ces jours-là ? Lisez bien la note de service. Les heures non faites à cause d’un pont peuvent être rattrapées à une autre période, dans les 12 mois avant ou après. Ces heures-là sont payées sans majoration. Le cadeau n’en est donc pas toujours un.
Votre salaire du 11 novembre : 3 mois d’ancienneté font la différence
Bonne nouvelle pour la plupart des salariés : si le 11 novembre est chômé dans votre entreprise, votre paie ne doit pas baisser dès lors que vous avez au moins 3 mois d’ancienneté. Les saisonniers sont aussi couverts lorsque leurs contrats dans l’entreprise, successifs ou non, atteignent 3 mois cumulés.
Les salariés temporaires forment un cas à part. Leur jour férié chômé est payé s’il tombe pendant leur mission. Dans tous les cas, votre convention ou un usage de l’entreprise peut prévoir mieux. Autre point utile : vous n’avez pas à rattraper les heures d’un jour férié non travaillé, contrairement à celles d’un pont.
Et si vous travaillez ce jour-là ? Le doublement de la paie que tout le monde a en tête concerne le 1er mai, et Service-Public ne le mentionne que pour cette date. Pour le 11 novembre, ne le tenez pas pour acquis. Cherchez plutôt dans votre convention ce qu’elle prévoit.
Avant le 11 novembre : trois vérifications à faire cette semaine
- Votre convention collective ou votre accord d’entreprise : le 11 novembre y est-il chômé ?
- Votre ancienneté : atteignez-vous les 3 mois qui garantissent le maintien de la paie ?
- La décision de votre employeur sur les 12 et 13 novembre : congés à poser, fermeture, heures à récupérer ?
Une dernière précision pour votre agenda : les prochains jours fériés sont connus. Après la Toussaint, le dimanche 1er novembre, et le mercredi 11 novembre, il restera Noël, le 25 décembre. Pour le 1er novembre, le constat est simple : un jour férié chômé qui tombe un jour où vous ne travaillez pas d’habitude n’ouvre droit à aucun congé en plus, sauf disposition plus favorable de votre convention.
Sources : Service-Public.fr.
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